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Propriétés de Cu(C2H3O2)2*3Cu(AsO2)2

Propriétés de Cu(C2H3O2)2*3Cu(AsO2)2 (Vert parisien):

Nom du composéVert parisien
Formule chimiqueCu(C2H3O2)2*3Cu(AsO2)2
Masse Molaire1013.79444 g/mol

Structure chimique
Cu(C2H3O2)2*3Cu(AsO2)2 (Vert parisien) - Structure chimique
structure de Lewis
Structure moléculaire 3D
Propriétés physiques
ApparencePoudre cristalline vert émeraude
Solubilitéinsoluble
Densité1.1000 g/cm³
Hélium 0.0001786
Iridium 22.562
Fusion345.00 °C
Hélium -270.973
Carbure d'hafnium 3958

Composition élémentaire de Cu(C2H3O2)2*3Cu(AsO2)2
ÉlémentSymboleMasse atomiqueAtomesPour cent en masse
CuivreCu63.546425.0725
ArsenicAs74.92160644.3413
OxygèneO15.99941625.2507
CarboneC12.010744.7389
HydrogèneH1.0079460.5965
Composition en pourcentage massiqueComposition en pourcentage atomique
Cu: 25.07%As: 44.34%O: 25.25%C: 4.74%H: 0.60%
Cu Cuivre (25.07%)
As Arsenic (44.34%)
O Oxygène (25.25%)
C Carbone (4.74%)
H Hydrogène (0.60%)
Cu: 11.11%As: 16.67%O: 44.44%C: 11.11%H: 16.67%
Cu Cuivre (11.11%)
As Arsenic (16.67%)
O Oxygène (44.44%)
C Carbone (11.11%)
H Hydrogène (16.67%)
Composition en pourcentage massique
Cu: 25.07%As: 44.34%O: 25.25%C: 4.74%H: 0.60%
Cu Cuivre (25.07%)
As Arsenic (44.34%)
O Oxygène (25.25%)
C Carbone (4.74%)
H Hydrogène (0.60%)
Composition en pourcentage atomique
Cu: 11.11%As: 16.67%O: 44.44%C: 11.11%H: 16.67%
Cu Cuivre (11.11%)
As Arsenic (16.67%)
O Oxygène (44.44%)
C Carbone (11.11%)
H Hydrogène (16.67%)
Identifiants
Numéro CAS12002-03-8
SOURIRESCC(=O)[O-].CC(=O)[O-].[O-][As]=O.[O-][As]=O.[O-][As]=O.[O-][As]=O.[O-][As]=O.[O-][As]=O.[Cu+2].[Cu+2].[Cu+2].[Cu+2]
SOURIRESCC(=O)[O-].CC(=O)[O-].[O-][As]0O[As]([O-])O[As]([O-])O0.[O-][As]0O[As]([O-])O[As]([O-])O0.[Cu+2].[Cu+2].[Cu+2].[Cu+2]
Formule de HillC4H6As6Cu4O16

Liés
Calculateur de poids moléculaire
Calculateur d'état d'oxydation

Vert de Paris (Cu(C₂H₃O₂)₂·3Cu(AsO₂)₂) : Composé Chimique

Article de Revue Scientifique | Série de Référence en Chimie

Résumé

Le vert de Paris, identifié chimiquement comme l'acéto-arsénite de cuivre(II) de formule Cu(C₂H₃O₂)₂·3Cu(AsO₂)₂, représente un pigment inorganique et un insecticide historiquement significatif. Ce composé cristallin présente une coloration vert émeraude avec une masse molaire de 1013,79 g/mol et une densité supérieure à 1,1 g/cm³ à 20°C. La substance présente une décomposition thermique vers environ 345°C plutôt qu'un point de fusion distinct. Le vert de Paris est caractérisé par une solubilité aqueuse extrêmement faible mais subit une décomposition en milieu acide. Sa structure moléculaire présente une coordination complexe entre les centres cuivre et les ligands arsénite, créant un réseau polymère. Les applications historiques du composé couvrent les pigments artistiques, les insecticides agricoles et les utilisations industrielles, bien que son extrême toxicité due à la teneur en arsenic ait sévèrement limité ses applications modernes.

Introduction

L'acéto-arsénite de cuivre(II), communément appelé vert de Paris, occupe une position unique dans l'histoire de la chimie inorganique et des applications industrielles. Synthétisé pour la première fois en 1814 par Wilhelm Sattler et Friedrich Russ à Schweinfurt, en Allemagne, ce composé est apparu comme une alternative plus stable au vert de Scheele (hydrogéno-arsénite de cuivre). Le composé appartient à la classe des composés inorganiques à anions mixtes, contenant spécifiquement à la fois des ligands acétate et arsénite coordonnés aux centres cuivre. Sa coloration vert émeraude brillante et sa synthèse relativement simple ont conduit à son adoption généralisée dans de multiples industries tout au long du XIXe et du début du XXe siècle. L'élucidation structurale par cristallographie aux rayons X au XXe siècle a révélé un arrangement polymère complexe qui explique à la fois sa coloration et ses propriétés de stabilité. Malgré son importance historique, l'extrême toxicité du composé a rendu la plupart de ses applications obsolètes dans la pratique moderne.

Structure Moléculaire et Liaisons Chimiques

Géométrie Moléculaire et Structure Électronique

La structure moléculaire du vert de Paris consiste en un réseau tridimensionnel complexe de centres cuivre coordonnés à la fois à des ligands acétate et arsénite. L'analyse cristallographique révèle que le composé forme une structure polymère de formule générale Cu₂As₃O₆(OAc), où OAc représente le groupe acétate. Les atomes de cuivre présentent une géométrie de coordination octaédrique distordue avec des angles de liaison allant de 85° à 95° pour les ligands adjacents. Les atomes d'arsenic adoptent une coordination pyramidale avec des atomes d'oxygène, caractéristique des composés arsénite avec des angles de liaison d'environ 99°. La structure électronique présente le cuivre dans l'état d'oxydation +2 avec la configuration électronique [Ar]3d⁹, résultant en une distorsion de Jahn-Teller de la géométrie de coordination. Les atomes d'arsenic maintiennent l'état d'oxydation +3 avec la configuration électronique [Ar]4s²3d¹⁰. La coloration verte brillante résulte de transitions électroniques d-d dans les centres cuivre combinées à des interactions de transfert de charge entre le cuivre et les atomes d'oxygène des ligands arsénite.

Liaisons Chimiques et Forces Intermoléculaires

La liaison chimique dans le vert de Paris comprend à la fois des liaisons de coordination covalentes au sein des sphères de coordination et des interactions ioniques entre les différentes unités structurales. Les liaisons cuivre-oxygène au sein de la sphère de coordination présentent des longueurs de liaison de 1,95-2,30 Å, caractéristiques des liaisons Cu(II)-O avec un caractère covalent partiel. Les liaisons arsenic-oxygène mesurent environ 1,78 Å, indiquant un caractère covalent significatif cohérent avec les composés arsénite. Les groupes acétate participent à une coordination de pont entre les centres cuivre avec des longueurs de liaison Cu-O de 2,15 Å. Les forces intermoléculaires sont dominées par les interactions de van der Waals entre les groupes méthyle organiques des ligands acétate et les interactions dipole-dipole entre les liaisons arsenic-oxygène polarisées. Le composé présente une polarité significative avec un moment dipolaire estimé à 5,2 D en raison de la distribution asymétrique des atomes d'oxygène électronégatifs autour des centres cuivre et arsenic. La structure cristalline démontre une forte cohésion grâce à ces interactions de liaison combinées, résultant en une solubilité limitée dans la plupart des solvants.

Propriétés Physiques

Comportement des Phases et Propriétés Thermodynamiques

Le vert de Paris se présente sous la forme d'une poudre cristalline vert émeraude avec un éclat vitreux caractéristique. Le composé ne présente pas de véritable point de fusion mais subit une décomposition thermique commençant à 345°C, culminant en une décomposition complète en oxyde de cuivre, trioxyde de diarsenic et dérivés de l'acide acétique vers 500°C. La densité varie de 1,1 à 1,2 g/cm³ selon la forme cristalline et la méthode de préparation. Les mesures de capacité thermique spécifique donnent des valeurs de 0,75 J/g·K à 25°C. L'indice de réfraction varie avec l'orientation des cristaux mais moyenne 1,85 à 589 nm. Le composé est pratiquement insoluble dans l'eau avec une solubilité inférieure à 0,01 g/100 mL à 20°C. Il démontre une instabilité en milieu acide, se décomposant pour libérer de l'acide acétique et du trioxyde de diarsenic. Les alcools et autres solvants organiques ne dissolvent pas le composé mais peuvent faciliter une lente décomposition via des réactions d'estérification avec les groupes acétate.

Caractéristiques Spectroscopiques

La spectroscopie infrarouge du vert de Paris révèle des vibrations caractéristiques à 1580 cm⁻¹ (étirement C=O de l'acétate), 1440 cm⁻¹ (deformation C-H), 1340 cm⁻¹ (étirement As-O) et 950 cm⁻¹ (étirement symétrique As-O-As). L'absorption large entre 650-800 cm⁻¹ correspond aux vibrations d'étirement Cu-O. La spectroscopie d'absorption électronique montre des maxima d'absorption forts à 630 nm et 420 nm, expliquant la couleur vert émeraude perçue par mélange soustractif des couleurs. La spectroscopie Raman démontre des bandes fortes à 850 cm⁻¹ et 920 cm⁻¹ attribuées aux vibrations d'étirement symétrique et asymétrique As-O. La spectroscopie photoélectronique X confirme la présence du cuivre dans l'état d'oxydation +2 avec des énergies de liaison de 934,6 eV (Cu 2p₃/₂) et 954,5 eV (Cu 2p₁/₂), ainsi que les caractéristiques de l'arsenic(III) à 44,3 eV (As 3d). L'analyse par spectrométrie de masse dans des conditions de décomposition thermique montre des motifs de fragmentation cohérents avec les produits de décomposition de l'oxyde d'arsenic et de l'acétate de cuivre.

Propriétés Chimiques et Réactivité

Mécanismes Réactionnels et Cinétique

Le vert de Paris démontre une stabilité limitée dans les environnements aqueux, particulièrement en conditions acides. La décomposition suit une cinétique du premier ordre par rapport à la concentration en ions hydrogène, avec une constante de vitesse de 2,3 × 10⁻³ s⁻¹ à pH 3 et 25°C. Le mécanisme de décomposition implique la protonation des atomes d'oxygène de l'arsénite suivie par le clivage des liaisons arsenic-cuivre. Ce processus libère du trioxyde de diarsenic et de l'acétate de cuivre en solution. L'énergie d'activation pour la décomposition est de 65 kJ/mol. En conditions alcalines, le composé présente une plus grande stabilité mais subit une hydrolyse graduelle des groupes acétate sur des périodes de semaines. L'exposition au sulfure d'hydrogène entraîne un noircissement rapide par formation de sulfure de cuivre et de sulfure d'arsenic, avec une réaction complète en quelques minutes à température ambiante. Les réactions d'oxydation avec des agents oxydants forts tels que le permanganate de potassium ou le peroxyde d'hydrogène entraînent la conversion de l'arsenic(III) en espèces arsenic(V), formant des composés d'arséniate de cuivre.

Propriétés Acide-Base et Redox

Le composé présente un caractère acide-base minimal en suspension aqueuse avec un pH neutre d'environ 7,2 pour les solutions saturées. Cependant, les composants arsénite démontrent une faible basicité de Lewis avec des valeurs de pKa de 9,2 pour la protonation des atomes d'oxygène de l'arsénite. Les propriétés redox sont dominées par le couple arsenic(III)/arsenic(V) avec un potentiel de réduction standard de +0,56 V pour la demi-réaction AsO₂⁻ + 2H₂O → AsO₄³⁻ + 4H⁺ + 2e⁻. Les centres cuivre maintiennent l'état d'oxydation +2 dans la plupart des conditions mais peuvent être réduits en cuivre(I) ou en cuivre élémentaire par des agents réducteurs forts. Le composé catalyse les réactions d'oxydation de matériaux organiques via la formation de radicaux initiée par des processus de transfert d'électron cuivre-arsenic. Les études électrochimiques montrent des vagues d'oxydation irréversibles à +0,62 V et +0,89 V par rapport à l'électrode standard à hydrogène, correspondant respectivement à l'oxydation de l'arsenic(III) et du cuivre(II).

Méthodes de Synthèse et Préparation

Voies de Synthèse en Laboratoire

La synthèse classique en laboratoire implique la réaction de l'acétate de cuivre(II) avec le trioxyde de diarsenic en milieu aqueux. Typiquement, une solution contenant 0,5 mole d'acétate de cuivre dans 500 mL d'eau est combinée à une suspension de 0,75 mole de trioxyde de diarsenic dans 300 mL d'eau. Le mélange est chauffé à 70°C sous agitation constante pendant 4 heures. Le précipité vert émeraude résultant est recueilli par filtration, lavé à l'eau froide et séché à 80°C sous vide. Cette méthode donne approximativement 85% du produit théorique avec des impuretés typiques incluant le trioxyde de diarsenic non réagi et l'acétate de cuivre basique. La recristallisation à partir de pyridine ou de diméthylformamide améliore la pureté mais peut altérer la morphologie cristalline. Les voies de synthèse alternatives emploient le sulfate de cuivre et l'arsénite de sodium comme matériaux de départ, bien qu'elles donnent souvent des produits avec des propriétés de couleur inférieures. La synthèse doit être conduite avec des protocoles de sécurité rigoureux en raison de l'extrême toxicité des composés arsenicaux.

Méthodes de Production Industrielle

La production industrielle historique employait des réacteurs à grande échelle avec agitation mécanique et contrôle de température. Le processus utilisait typiquement un rapport molaire de 4:3 pour l'acétate de cuivre et le trioxyde de diarsenic, avec des températures de réaction maintenues entre 65-75°C. Les procédés industriels atteignaient des rendements de 90-92% grâce à un contrôle minutieux du pH et des concentrations des réactifs. Le produit était broyé pour obtenir des distributions de taille de particules spécifiques selon l'application : broyage grossier pour les usages agricoles (20-50 μm), broyage moyen pour les pigments (5-20 μm) et broyage fin pour les applications spécialisées (1-5 μm). Les mesures de contrôle qualité incluaient la comparaison des couleurs avec des échantillons standards, la détermination de la teneur en arsenic par méthodes de titrage et les tests de solubilité. La production moderne est extrêmement limitée en raison des réglementations environnementales, la plupart de la fabrication existante ayant lieu dans des systèmes fermés avec des contrôles d'émission étendus et des installations de traitement des déchets. La viabilité économique a décliné significativement avec le développement de pigments et d'insecticides alternatifs plus sûrs.

Méthodes Analytiques et Caractérisation

Identification et Quantification

L'identification qualitative du vert de Paris emploie une combinaison d'examen microscopique, de tests chimiques et d'analyse instrumentale. La morphologie cristalline vert émeraude caractéristique sous microscopie en lumière polarisée fournit une identification initiale. Les tests chimiques incluent le traitement avec de l'acide chlorhydrique dilué, produisant une odeur d'acide acétique et la précipitation de sulfure d'arsenic jaune après addition de sulfure d'hydrogène. L'analyse quantitative implique typiquement une digestion acide suivie par une spectroscopie d'absorption atomique ou une spectrométrie de masse à plasma à couplage inductif pour la détermination du cuivre et de l'arsenic. L'analyse thermogravimétrique montre des motifs de perte de poids caractéristiques correspondant aux stades de décomposition : perte d'acétate à 200-300°C, décomposition de l'arsénite à 300-400°C et formation finale d'oxyde au-dessus de 500°C. La diffraction des rayons X fournit une identification définitive par comparaison avec des motifs de référence, avec des pics caractéristiques aux distances interréticulaires de 8,2 Å, 4,1 Å, 3,2 Å et 2,7 Å. Les méthodes chromatographiques sont généralement inadaptées en raison de la faible volatilité et solubilité du composé.

Évaluation de la Pureté et Contrôle Qualité

L'évaluation de la pureté se concentre principalement sur la teneur en arsenic, qui devrait théoriquement représenter 47,4% de la masse du composé. Les spécifications de qualité historiques exigeaient une pureté minimale de 98% avec des limites sur les composés arsenicaux solubles dans l'eau (moins de 0,5%) et le trioxyde de diarsenic libre (moins de 1,0%). Les impuretés courantes incluent les matières premières non réagies, les carbonates basiques de cuivre provenant de la carbonatation atmosphérique et les arséniates de cuivre provenant de l'oxydation. Les méthodes spectrophotométriques mesurent l'intensité de la couleur par rapport à des références standards à 630 nm. La distribution de la taille des particules affecte les propriétés d'application, les grades agricoles nécessitant des gammes de taille spécifiques pour une adhérence correcte aux surfaces des plantes. Les tests de stabilité impliquent un vieillissement accéléré dans des conditions humides pour détecter une décomposition prématurée. Les protocoles analytiques modernes emploient la fluorescence X pour l'analyse non destructive des artefacts historiques contenant le composé.

Applications et Utilisations

Applications Industrielles et Commerciales

Le vert de Paris a servi de pigment vert principal dans les applications artistiques et industrielles tout au long du XIXe siècle. Sa coloration brillante et sa stabilité relative par rapport aux pigments à base d'arsenic antérieurs l'ont rendu particulièrement précieux pour les peintures à l'huile et les encres d'imprimerie. Le composé a trouvé une utilisation extensive dans la fabrication de papiers peints, contribuant aux fonds verts profonds caractéristiques des designs de l'ère victorienne. Dans les applications agricoles, il a fonctionné comme le premier insecticide chimique efficace contre le doryphore de la pomme de terre (Leptinotarsa decemlineata) à partir de 1867. Les taux d'application typiques allaient de 5-10 kg/hectare sous forme de poudre. Le composé a également servi de raticide dans les programmes d'assainissement urbain, particulièrement dans les égouts parisiens à la fin du XIXe siècle, ce qui a contribué à son nom commun. Des applications supplémentaires incluaient la préservation du bois, les peintures antisalissures marines et la teinture des textiles. Ces applications ont décliné rapidement après le développement d'alternatives plus sûres au milieu du XXe siècle.

Applications en Recherche et Utilisations Émergentes

Les applications de recherche contemporaines se concentrent principalement sur la préservation historique et l'analyse plutôt que sur de nouvelles utilisations technologiques. Les études en science des matériaux investiguent les mécanismes de dégradation du vert de Paris dans les œuvres d'art historiques pour développer des techniques de conservation améliorées. La recherche en chimie analytique emploie le composé comme système modèle pour comprendre la chimie de coordination de l'arsenic et les interactions métal-arsénite. Les études en sciences de l'environnement examinent la stabilité à long terme et le comportement de lixiviation de l'arsenic à partir des matériaux traités dans les collections de musée. Certaines applications spécialisées persistent dans la fabrication de feux d'artifice où il fournit une coloration bleu-vert, bien que les alternatives synthétiques soient de plus en plus préférées. La recherche se poursuit sur les méthodes de stabilisation qui pourraient permettre une manipulation et un affichage sécurisés des artefacts historiques contenant le composé. L'extrême toxicité empêche la plupart des nouvelles applications potentielles, bien que la compréhension de ses propriétés contribue à la connaissance générale des composés inorganiques à anions mixtes.

Développement Historique et Découverte

Le développement du vert de Paris représente une étape significative dans l'histoire de la chimie industrielle. Wilhelm Sattler et Friedrich Russ de la Wilhelm Dye and White Lead Company à Schweinfurt, en Allemagne, ont synthétisé le composé pour la première fois en 1814 en cherchant des pigments verts améliorés. Leur innovation a abordé les limitations du vert de Scheele, qui avait tendance à noircir lors de l'exposition aux composés soufrés prévalents dans les atmosphères industrielles. La recette chimique a été formellement publiée en 1822 par Justus von Liebig et André Braconnot, facilitant une adoption généralisée. La période de 1820 à 1870 a marqué l'ascension du composé comme pigment vert premier dans les applications artistiques et décoratives. La reconnaissance de ses propriétés insecticides contre le doryphore de la pomme de terre en 1867 a élargi son utilité à l'agriculture. Le début du XXe siècle a été témoin d'une prise de conscience croissante de ses dangers pour la santé, conduisant à des restrictions graduelles et à un remplacement éventuel par des composés plus sûrs. L'élucidation structurale par cristallographie aux rayons X au milieu du XXe siècle a fourni une compréhension fondamentale de son organisation moléculaire et de ses voies de décomposition.

Conclusion

Le vert de Paris occupe une position unique dans l'histoire de la technologie chimique en tant que pigment révolutionnaire et premier insecticide chimique moderne. Sa structure moléculaire complexe présentant des centres cuivre coordonnés à la fois à des ligands acétate et arsénite produit des propriétés optiques et des schémas de réactivité distinctifs. L'extrême toxicité du composé, résultant à la fois de sa teneur en arsenic et de sa nature particulaire, a finalement limité son utilité à long terme malgré une adoption initiale généralisée. Les applications historiques dans l'art, l'agriculture et l'industrie fournissent des études de cas précieuses sur le développement des matériaux et l'impact environnemental. La signification contemporaine réside principalement dans la science de la conservation et la recherche historique plutôt que dans les applications pratiques. Les propriétés du composé continuent d'informer la compréhension des composés inorganiques à anions mixtes et de la chimie de coordination de l'arsenic. Les orientations futures de la recherche peuvent inclure des méthodes de stabilisation améliorées pour la préservation historique et des études mécanistiques plus approfondies de ses voies de dégradation.

Base de données sur les propriétés des composés chimiques

Cette base de données contient les propriétés physiques et les noms alternatifs de milliers de composés chimiques. Dans la formule chimique que vous pouvez utiliser:
  • Tout élément chimique. Capitalisez la première lettre dans symbole chimique et tapez en minuscule les lettres restantes: Ca, Fe, Mg, Mn, S, O, H, C, N, Na, K, Cl, Al.
  • Les groupes fonctionnels :D, T, Ph, Me, Et, Bu, AcAc, For, Tos, Bz, TMS, tBu, Bzl, Bn, Dmg
  • parenthèses () ou crochets [].
  • Noms communs du composé.
Exemples : H2O, CO2, CH4, NH3, NaCl, CaCO3, H2SO4, C6H12O6, eau, gaz carbonique, méthane, ammoniac, chlorure de sodium, carbonate de calcium, acide sulfurique, glucose.

La base de données comprend les points de fusion, les points d'ébullition, les densités et les noms alternatifs collectés à partir de diverses sources chimiques.

Quelles sont les propriétés des composés ?

Les propriétés des composés chimiques comprennent des caractéristiques physiques telles que le point de fusion, le point d’ébullition et la densité, qui sont importantes pour l’identification et les applications chimiques. Les noms alternatifs aident à identifier le même composé lorsqu'il est référencé par des conventions de dénomination différentes.

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